Des injections de toxine botulique et de produits de comblement sur des mineurs ?

À compter du 1er octobre, il sera illégal en Angleterre et au Pays de Galles d’administrer des traitements à base de toxine botulique ou des produits de comblement à des personnes mineures, sauf sous la direction de professionnels de la santé agréés.

Actuellement, les enfants, au même titre que les adultes, peuvent avoir accès à la toxine botulique – un médicament délivré uniquement sur ordonnance et réglementé par la Medicines and Healthcare Regulatory Agency (MHRA) – et aux produits de comblement cosmétiques sur le marché commercial sans évaluation médicale ou psychologique.

Un rapport du groupe parlementaire multi-partie décrit en détail la tendance croissante de la toxine botulique et l’absence de réglementation concernant ces procédures.

Selon une enquête de la campagne Safety in Beauty menée auprès de 230 jeunes filles mineures au Royaume-Uni, 74 % d’entre elles ont déclaré qu’elles mentiraient pour obtenir un traitement que leurs parents ne leur permettraient pas et 68 % ont dit qu’elles avaient déjà menti pour obtenir un traitement esthétique.

Le ministère britannique de la Santé a estimé que pas moins de 41 000 procédures de toxine botulique pourraient avoir été effectuées sur des personnes mineures en 2020 et plus de 29 300 procédures de remplissage dermique depuis 2017.

Les praticiens n’ont pas besoin d’être qualifiés pour effectuer les procédures et aucun cadre de compétences ou de qualifications obligatoires n’est requis ; les méthodes de responsabilisation ou une voie permettant aux consommateurs de signaler les fautes professionnelles sont minimes.

Il n’existe pas non plus d’autorisation ou de réglementation cohérente des conditions dans lesquelles les traitements peuvent être effectués.

Cela a conduit à la prévalence de traitements nomades dans des bureaux, des chambres d’hôtel, des boutiques éphémères, des maisons ou d’autres environnements “inappropriés” par des praticiens médicaux et non médicaux, sans obligation de respecter les normes d’hygiène ou d’avoir accès à des traitements correctifs.

Cette politique vise à protéger les enfants des risques potentiels des injections . Ces procédures seront toujours disponibles auprès d’un nombre limité de professionnels de la santé agréés en cas de besoin médical avéré.

Proposer à un mineur un traitement au Botox ou à un produit de comblement à des fins d’embellissement constituera une infraction pénale. Cette disposition s’applique au niveau des particuliers, des entreprises et des sociétés.

Le projet de loi détaille également les pouvoirs d’exécution des autorités locales, les responsabilités en matière de réglementation et l’étendue territoriale. Le projet de loi ne s’applique actuellement qu’aux procédures effectuées ou prévues en Angleterre et au Pays de Galles.

 

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